Commentaires sur "Confidence d’une femme de pasteur"...
vendredi 26 février 2010, par Dominique Ourlin
Le mois dernier, nous avons posté un bref article parlant du privilège de servir les petites églises dans les régions. Merci pour vos commentaires. Les voici, suivis de l’article d’origine.
Merci pour ces bonnes remarques sur la Gaspésie, cette belle région de notre province. J’ai beaucoup apprécié et je les ai trouvées excitantes et encourageantes !
Un frère en Jésus le Roi, Pasteur Denis Lavallée, Amqui
Merci Candy pour tes confidences de femme de pasteur. Je réalise combien nous sommes privilégiées en tant que femmes de pouvoir partager ces moments précieux avec nos maris ; louanges dans nos églises, voyages et rencontres avec les pasteurs des églises de l’est du Québec, ministériels de tous genres. Le Seigneur nous a envoyés jusqu’aux "extrémités de la terre" (Gaspé en amérindien veut dire extrémités de la terre) pour vivre une vie palpitante, remplie de défis et dans le plus beau coin du Québec ! On se croyait isolés, loin de tout... mais de tout quoi ?
Depuis le départ de notre pasteur (Gilles et Florence Gagnon pour les amis) il y a déjà 13 mois, on n’a jamais été aussi occupés et actifs. Et c’est bien ce qui est merveilleux ; le Seigneur n’abandonne pas ses enfants. Il profite de ces circonstances pour nous faire grandir et rencontrer plein de gens (comme toi et Dominique) qui nous font créer des liens et sortir de nous-mêmes et de nos petites habitudes. Quoi de plus triste qu’une assemblée qui n’est pas en continuelle transformation ? Si on veut que le St-Esprit agisse dans nos assemblées, il faut être prêts au changement - Merci Seigneur, de nous préparer à ces changements !
J’aimerais entendre d’autres femmes parler de leur coin de pays et des "gâteries" qu’on réserve à ceux qui délaissent leur zone de confort.
Un p’tit homard, mayonnaise avec ça ??
Françoise Boulizon-Allard, Gaspé
Mon nom est Claudette Chicoine et je suis membre de l’Assemblée Chrétienne de Gaspé. J’ai lu le commentaire de Candy Ourlin avec beaucoup d’intérêt. Nous apprécions tellement les visites des divers pasteurs qui viennent à Gaspé. Ils nous apportent un précieux soutien car depuis plus d’un an maintenant nous n’avons pas de pasteur permanent.
Une église, peu importe où elle est située, a besoin d’un berger pour la guider et l’aider à grandir. Alors vous comprendrez notre joie lors que nous voyons arriver soit les pasteurs Bernard et Lise Derrien ou Dominique et Candy Ourlin, ou tout autre pasteur qui se déplace pour nous apporter la Parole de Dieu et nous encourager a continuer dans les voies du Seigneur.
Je prie tous les jours que le Seigneur appelle un de ses ouvriers à s’établir dans notre petite église de Gaspé. Gaspé peut sembler être au bout du monde pour certains, mais c’est un coin de pays merveilleux où il fait bon vivre. Je suis originaire de Montréal où toute ma famille demeure ; mais c’est en Gaspésie que j’ai trouvé non seulement la vraie joie de vivre mais aussi mon chez-moi spirituel.
L’église de Gaspé n’est pas un "grande" église mais c’est une église avec un base solide ! Si vous avez envie d’évangéliser et de bâtir, l’église de Gaspé vous attend !
C’est une église à deux assemblées : une anglaise et une française ; alors imaginez la chance qu’un berger aurait ici de voir grandir deux troupeaux ! Oui, c’est un défi mais quelle belle opportunité de faire doublement le travail du Seigneur ! Pour le moment il n’y a pas d’évangélisation dans notre secteur. Les défis sont grand, le besoin aussi pressant que dans tous les endroits où se trouvent nos missionnaires !
Si vous êtes bilingue, que vous ayez envie de vrais défis et avez à cœur évangélisation au Québec - même si c’est “au bout du monde” - venez nous rencontrer à Gaspé.
Jusqu’à ce que nous trouvions un pasteur permanent, gardez dans vos prières tous les pasteurs qui viennent nous bénir au fil des semaines !
Claudette Chicoine, Gaspé (Notre sœur est la fille d’un de nos pionniers...)
L’article d’origine de Candy Ourlin :
Une région où nous sommes allés régulièrement ces derniers mois est la Gaspésie - de Rivière-du-Loup jusqu’à Gaspé, en passant par New Richmond, Chandler, Amqui, Matane et Sainte-Anne-des-Monts. Chacune de ces petites assemblées est précieuse aux yeux de Jésus, la Tête de l’Église. Les gens sont aimables, aimants et accueillants. Avec chaque visite dans une de ces églises, mon cœur pleure au dedans de moi de voir qu’elles sont si peu connues et même méconnues.
Certes, elles sont loin de nos centres métropolitains, mais cela peut apporter plus d’avantages que de désavantages. Des pasteurs et leurs épouses vivant dans des régions plus peuplées peuvent craindre le fait de vivre une telle distance de leurs familles, que ce soit leurs parents ou leurs enfants. (En voiture, il faut huit heures, sans arrêt, pour se rendre de Québec à Gaspé !) À eux, je dirais : Dominique et moi avons presque toujours vécu au moins quatre à dix heures de distance de sa famille et beaucoup plus de la mienne !
Bien sûr, de ne pas les voir souvent n’a pas été facile, mais Dieu a rempli ce vide par d’autres « mères et pères » et « frères et sœurs » comme le disait Jésus. Les endroits et les gens vers qui nous avons été appelés n’auraient peut-être pas toujours été le premier choix de tous les pasteurs, mais je ne peux pas imaginer comment nous aurions pu être davantage bénis que nous l’avons été. Dieu est devenu notre tout et il a toujours rencontré nos besoins sous bien des formes, allant jusqu’à pourvoir régulièrement pour des billets d’avion pour quatre nous permettant de traverser l’océan. Nous n’avons manqué de rien.
J’aimerais encourager nos frères et sœurs qui cherchent ce que Dieu voudrait qu’ils fassent de leurs vies à penser différemment.
Osez regarder au delà des frontières et des limites de ce qui est « normal » ou facile. Cherchez l’aventure que votre Dieu aimerait que vous expérimentez. Je peux vous assurer que vous ne serez pas déçus ! Il y a des églises qui sont prêtes à vous recevoir les bras et le cœur grands ouverts, prêtes à vous « gâter » de façons que vous ne pouvez pas imaginer possible - mais est-ce que vous êtes prêt(e)s à sacrifier votre « zone de confort » pour aller vers eux ?
Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires – nous serons même heureux de les publier sur le site avec votre permission.
Candy Ourlin